Paimpont - Concoret

Nous sommes ici à la limite de l'Ille-et-Vilaine, mais considérant que la forêt de Brocéliande est un tout, j'ai intégré les trois roches de Tréban et l'allée couverte du Rocher (bien qu'elles soient dans le Morbihan) au reste du site.

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PAIMPONT - CONCORET

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ALIGNEMENT de la PRISE DE COMPER

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          Le long de la route de Comper vers Saint-Malon-sur-Mel, on franchit le pont qui sépare les étangs du Moulin d'A-Haut et on atteint la ferme de la Prise. Juste après, sur le bord gauche de la route, dans le bois, à l'orée de la forêt, se trouve un champ de menhir cachés dans la végétation. L'abbé Guillotin de Corson fut le premier à les citer en 1891, parlant d' une "vingtaine de pierres, couchées à terre, éparses sur le sol, à quelques pas les unes des autres".

          En réalité, il s'agit d'un alignement formé d'au moins deux lignes : 5 blocs de poudingue rouge à gros grains de quartz forment la première ligne, et 7 composent la deuxième. Ce sont de très grosses pierres, certaines encore dressées, et  atteignant parfois plus de 4 m de hauteur. Plusieurs autres blocs, plus petits ou en partie enterrés, n'ont pas été comptabilisés. 

 

 

deux blocs encore dressés 

 

quelques petites pierres isolées 

 

 

un des blocs les plus gros, 5 m 

 

 

  

chaos, blocs naturels ? ou ancien dolmen ?

 

 

très gros bloc à terre

 

 

autre grosse pierre abattue

 

 

un des alignements 

 

menhir encore debout 

 

quatre blocs alignés 

 

          Une partie des alignements fut visiblement détruite lors de la construction de la route départementale ; on en aperçoit encore d'épais fragments utilisés en récupération dans l'édification du mur de la ferme de la Prise.

 

               incrustations dans les murs de la ferme de la Prise

 

 

 

le poudingue, un conglomérat de grès rose avec incrustations de galets et de quartz 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PAIMPONT - CONCORET

LA PIERRE  DRETTE

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          Quelques centaines de mètres plus loin, après la Prise, en suivant la direction de Saint-Malon, on prend le second chemin forestier sur la droite. Après avoir marché environ 300 m, on prend 10 m à gauche. Nous nous trouvons dans une parcelle forestière privée dite de la Pierre Drète ou de la Pierre Drette (sur l'actuelle carte I.G.N. au 1/25000, cette parcelle est citée sous le nom de Pierre Droite.) 

          Le chanoine Guillotin de Corson y signalait en 1891 : "deux menhirs, l'un debout, l'autre renversé à terre". A la vérité, il y a quatre blocs principaux qui forment un alignement est-ouest. Ils sont aujourd'hui renversés, et difficilement repérables dans la végétation.

          La plus grosse des pierres est très irrégulière, elle présente une face bombée et une face plate. Elle mesure 6 m de tour, pour 3 m de long.

          La seconde, un peu de même forme a 3,40 m de long et 1,40 m de large. Les suivants mesurent 2 m.

         Ces blocs sont en poudingue rouge avec des incrustations de quartz, alors que le sol voisin est en schiste. Ils proviennent d'une carrière en contrebas située à un kilomètre.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

                             Un bloc plus petit n'est pas dans l'alignement. Il a pu être déplacé. 

La Pierre Drette avant sa chute lors de la tempête de 1999 - photo Guy Larcher




Le grand hêtre a entraîné le bloc - photos J.C. Fichet

 


 

 

 

PAIMPONT - CONCORET

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LES TROIS ROCHES DE TREBRAN

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          Juste après le village de Trébran, sur la route qui mène de Concoret à Gaël, on prend le premier chemin à droite pendant une centaine de mètres. Dans un bosquet à gauche,  on aperçoit trois énormes roches en poudingue rouge avec des inclusions de quartz blanc.

          Elles forment un alignement de 24 m de longueur, sud-nord (entre deux pierres, il y a douze mètres).

 

 

les deux premières roches de l'alignement (la troisième est derrière les sapins)

          A une des extrémités de l'alignement, un des blocs est couché, alors que les deux autres plus loin sont posés sur champ.

 

     

La pierre à plat mesure 4,60 m de long

  pour 2,60 m de large et 1 m d'épaisseur

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

                                          

 

 

 

 

 

 

 

 la pierre à plat (on aperçoit le second bloc dans les sapins)

 

la pierre à plat, vue inversée 

La pierre intermédiaire :         

elle a une longueur de 4,40 m

une largeur de 1,60 m

et une épaisseur de 1,50 m

 

un toboggan est visible sur cette seconde pierre (polissoir ?) 

 

vue inversée, au fond le premier bloc 

La troisième pierre :

elle mesure 2,85 m de longueur                

  1,25 m de largeur et 1,10 m d'épaisseur

 

 le troisième bloc de l'alignement

 

 

troisième pierre, vue inversée                                 

 

 

          Selon la légende, une vieille femme aurait apporté les trois roches en cet endroit. Elle en portait une sur le dos et une sous chaque bras. Comme elle était fatiguée, elle les laissa tomber au sol dans la position où elle les tenait. Elle ne put ensuite jamais les reprendre toutes les trois ensemble, alors elle les abandonna et continua son chemin.

           Une autre légende raconte également que ce sont les fées qui portaient ces pierres dans leurs tabliers pour l'édification du Mont-Saint-Michel. Apprenant que l'ouvrage était terminé, elles laissèrent tomber leur charge à l'endroit où elles se trouvaient.

           L'abbé Guillotin de Corson y a même vu une représentation de la sainte Trinité, la femme n'était autre que la vierge.

          Plus simplement, nous trouvons une explication dans l'ancien gaelite bran ou bren qui signifie excrément. Alors Trébran figurait les trois crottes, les trois étrons que les habitants du village voisin avaient ainsi baptisés.

 

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                              PAIMPONT - CONCORET

                          ALLEE COUVERTE DU ROCHER

 

          Deux kilomètres au nord-ouest du bourg de Concoret, près de la ferme du Rocher, on aperçoit les restes d'une allée couverte avec chambre terminale. Cet ensemble en schiste rouge s'étire sur une longueur de 19 mètres et est composé de 26 blocs principaux, de dimensions entre 1 et 3 mètres.

 

 

 

le long du chemin de randonnée 

le couloir 

au premier plan, les restes de la chambre 

 

un élément de couverture recouvre des orthostates effondrées

          Une centaine de mètres plus loin, le long du chemin, des cupules sont visibles sur l'affleurement. Toutes sont regroupées sur la même dalle. On peut y reconnaître la forme de constellations.

 

 

 

 

          En reprenant la direction du bourg de Concoret, sur le bord de la route départementale, un tumulus apparaît sur le côté gauche, au milieu des cultures.

 

 

 

 

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