LE PAYS DE MONTFORT

 

Pays de Montfort

LE ROCHER DE COULON

à  Montfort

          Sortant de Montfort, on prend la D 72 vers le sud, en direction de Plélan-le-Grand. Sur les hauteurs, du côté gauche, se trouve le village de Coulon. Au lieu-dit le Rocher de Coulon se dresse un menhir en schiste rouge, dernier vestige d'un ensemble ruiné. Une partie des pierres plus petites a été réutilisée pour entourer le bassin d'une source, on l'aperçoit sur la photo 2.

         

arrivée sud du village du Rocher de Coulon

 

          Ce monolythe, extrait il y a quelques années d'un terrassement voisin puis dressé et fixé au sol par du ciment, mesure deux mètres de hauteur. S'agit-il ou non d'un menhir redressé ayant retrouvé sa forme première ou bien d'une pierre de carrière ?

             Il a en tous cas été en partie débité pour un réemploi des pierres. Deux autres blocs sont couchés à côté. Tout près, se trouve une source.

 

le rocher de face, traces de débitage

le rocher vu de profil

 

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LE BUISSON

à Montfort

          Quelques centaines de mètres plus loin, à l'entrée du bois du Buisson, de gros blocs gisent dans le talus. Doit on les assimiler également à des mégalithes ?

Poudingue, entrée du bois du Buisson, lieu-dit la Roche

Schiste, entrée du bois du Buisson, lieu-dit le Petit-Buisson

 

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BEAUREGARD Montfort

 

          Tout près du bois de la Roche, à côté du lieu-dit la Prise, se trouve la ferme de Beauregard. A l'est des bâtiments, on aperçoit un empilement de gros blocs de schiste. La tradition locale dit qu'il s'agirait d'un ancien dolmen. Cependant des carrières toutes proches peuvent également laisser penser à des blocs d'exploitation. Les pierres sont en tous cas indiquées sur le vieux cadastre de 1809 (2).

           Monsieur de la Bigne-Villeneuve (1) parlait de "restes présumés d'un dolmen, dont les pierres ont été déplacées".

            Oresve signalait "plusieurs grosses pierres renversées dans la parcelle du Courtil Masset, qui font supposer qu'il y avait là un dolmen" (cadastre de 1809).

            En 1994, l'archéologue Olivier Kayser, de la DRAC, y a également identifié une allée couverte.

 schéma du dolmen de Beauregard

            Ct ensemble est formé de 5 gros blocs et de 6 plus petits (on aperçoit des traces de débitage), 50 m plus loin vers le NO, 3 autres pierres isolées complètent le site.

 

(1) de la Bigne-Villeneuve : notes manuscrites d'un érudit rennais (1850).

(2) Oresve. Histoire de Montfort (1858).

 

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LA PIERRE DE L'ABBAYE

Montfort

 

          Ce menhir couché au bord de la route de l'Abbaye en direction du pont ancien est cité par Oresve et Bézier, au XIXème siècle (1).

           Une légende s'y rapporte. Vigoland (2) nous raconte que la forêt de Brocéliande était le séjour des fées. Alors que le seigneur de Montfort désespérait de voir la fin de la construction du château, une bonne fée, sa marraine, vint à son aide. Depuis le lieu-dit l'Asnière, chaque soir elle apportait dans son tablier un énorme bloc qu'elle plaçait elle-même sur la muraille. Les travaux avancèrent alors avec une grande rapidité jusqu'au jour où la fée, attirée par une musique merveilleuse venant de l'abbaye voisine, s'arrêta et dans son bonheur laissa tomber la pierre de sa devantière. Honteuse d'elle-même, elle disparut et ne revint jamais, laissant le bloc au bord du chemin de l'Abbaye Saint-Jacques.

(1) Oresve : Histoire de Montfort (1858) ; P. Bézier : Inventaire des monuments mégalithiques d'Ille-et-Vilaine (1883).

(2) Ernest Vigoland : Montfort et son histoire(1895).

 

 

 

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